• Donne-moi ta main

    Cette fois, je ne déchirerai pas tes vêtements

    Je te ferai danser jusqu'à ce que tu m'oublis

    Donne-moi ta main

    Cette-fois,je ne l'a lâcherai pas subitement 

    Je te ferai danser jusqu'à ce que tu oublis la mort que tu nous souhaites tant.

     

    Laisse ton linge tomber soigneusement sur les courbes de ton corps

    Laisse mes mains te montrer comment je t'aime fort 

    Trop fort 

     

    Donne-moi ta main

    Cette-fois, je l'a tiendrai délicatement

    Je te ferrai danser jusqu'à ce que tu en oublis le temps

    Donne-moi ta main

    Cette-fois, je la serrerai maladroitement 

    Je te ferrai danser jusqu'à ce que tu en oublis les douleurs d'antan. 

     

    Laisse ton linge tomber soigneusement sur les courbes de ton corps

    Laisse mes mains te montrer comment je t'aime fort 

    Trop fort 


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  • Je pourrai te dire que je vais marcher à travers chacun de tes pas. Plus j'avance à travers ceux-ci et plus j'ai peur de me réveiller un matin, de me regarder dans le miroir et de ne pas reconnaître ce que je vois. Les empruntes que tu laisses derrière toi sont si grandes que lorsque je glisse mes pieds sur celles-ci, je compare la grandeur et je me trouve ridicule. Parfois, je marche à côté de tes pas, certes je tombe, mais je ne suis plus effrayée par le fait de devoir vivre à travers toi en n'ayant jamais cette chance de découvrir où je peux moi-même m'amener. Il y a des jours où on m'oblige à marcher à travers les empruntes que tu laisses car, mon expérience ne me permet pas de marcher dans le sens que je souhaite pour essayer d'aller mieux. Parfois je marche loin, très loin de tes pas. Je suis alors troublée par ce manque qui s'installe en moi, malgré le désir de liberté qui grandi, comme si c'était plus facile de marcher là où quelqu'un est déjà allé plutôt que d'enfoncer ses propres pieds dans la terre pour chercher soi-même ce que l'inconnu a ou n'a pas à offrir. Parfois même, tu viens me chercher en me hurlant que c'est dangereux de marcher loin de tes grandes empruntes. Ne me cris-tu pas dessus plutôt parce que cela te rassure de voir quelqu'un marcher à travers tes pas, comme si cela te prouvait et te rassurait que tu as su prendre le bon chemin ? Quelques fois, lorsque je met mon pied sur l'une de tes empruntes, je réalise que celle que je laisse au sol est bien plus grande que la tienne, l'expérience également. Je sais toutefois que tu n'y prêtera pas attention, comme si ce n'était que le hasard, qu'il n'y avait pas vraiment de raison. Je m'éloigne un peu plus à chaque fois que tu banalises mes accomplissements, comme si je cherchais à tout prix à te prouver que j'ai la capacité de laisser mes pieds libres de leur mouvement. Comme si je cherchais à tout prix à faire ma propre route pour me découvrir autrement qu'à travers ce que tu es toi. Je pourrai alors te regarder et te dire que je vais marcher à travers chacun de tes pas,.. mais c'est faux. 


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  •  

    La vie est une aventure qui mélange joie et horreur, qui te fait tomber en amour avec tout sauf toi-même. Mais la vie c'est aussi le fait de perdre des gens, de se faire détruire et de mieux se reconstruire à chaque fois. 

     

    Parfois, on ne peut rien faire d'autre que de regarder par la fenêtre et de voir ces gens que tu aimes tant, de dos, marcher vers je ne sais où, pour je ne sais quoi, et espérer que, malgré leur départ, ils trouveront du bonheur, un peu partout. Ils marchent tous vers ce long chemin, s'étendant vers un horizon qui semble sans fin. Des fois c'est une partie de toi que tu surprends à emprunter cette route. Cette fois-là tu ne l'as regarde pas de ta fenêtre, non. Tu paniques et tu te précipites vers la porte, que tu ouvres avec une force qui t'étonnes et tu cours pour ta vie, littéralement. Cette fois, tu cours, ignorant le bonheur un peu partout te saluant sur le bord du chemin. Tu ne fais que courir, droit devant, le cœur t'explosant la poitrine, ne voulant que rattraper cette partie de toi qui t'appartient et que tu vois sans cesse s'éloigner vers l'horizon. Plus tu cours, plus tu manques de souffles, finissant alors, par t'étouffer dans ta propre folie : On change, accepte-le. Et si tu ne veux pas l'accepter ? Tu laisses alors partir cette partie de toi, déjà trop loin. c'est peut-être ton enfance, qui sait ? Contre ton gré, en calant une bouteille que certains surnomment " le temps ", tu lui fais des adieux lointains. Tu l'imagines alors l'a serrant dans tes bras et qu'elle ne te lâche jamais. La vérité te frappe, elle est déjà partie, te laissant seule, comme si pour elle, tu n'étais pas grand chose. Tu fais demi-tour, le cœur démuni, de cette partie de toi que tu ne voulais pas voir partir. Tu lances ta bouteille maintenant vide, dans un coin. Dommage, c'était ta dernière. Pourtant, pourquoi tenais-tu autant à cette partie là de toi ?  La veux-tu seulement maintenant parce que tu l'as plus ? Rebroussant chemin, tu ignores quelques sourires d'inconnus. Tu regardes quelques personnes et tu leur dit, le visage complètement amoché " J'suis perdue." Certains rient de toi. Certains changent de trottoir en te regardant. Certains t’infligent un regard de pitié. Ce même regard de pitié, qui te rend complètement malade, car il ne renferme qu'une tonne de satisfaction personnelle, satisfaction que se créer ces gens, en croyant être de bonnes personne puisqu'ils sont en mesure de ressentir de la pitié. Tu ignores les regards, tu ignores le bonheur, jusqu'à temps d'arriver enfin chez toi. Même routine : Tu t'assois sur cette chaise d'un rouge vieilli, face à cette grande fenêtre te permettant de voir ce long chemin qui se tend sur l'horizon, semblant infini. Tu ravales ta salive rien qu'à l'idée de t'imaginer qui sera le prochain à emprunter cette route. Tu as peur.

    Ton souhait ne fut pas exaucé. Tu regardes, immobile, cette fille aux cheveux d'un blond-blanc, marchant de dos sur ce chemin qu'elle a emprunté sans prévenir, sans rien dire. Parfois, on s'y attend ,que certaines personne sont sur le point de partir, pourtant, elle, qui l'aurait-vu venir et même, qui l'aurait-cru ? Elle semble déjà trop loin pour que tu puisses l'a rattraper. Puis, d'un coup, pris dans un tourment de souvenirs, tu fermes rapidement les longs rideaux bruns clairs, qui accompagnent bien le rendu de ton salon. La pièce est maintenant sombre. Tu n'oses plus regarder cette fenêtre, cette fille s'éloigner. Ce n'était pas elle qui t'avait justement promis d'être toujours là pour toi peu importe ce qu'il arrive ? Tu te mets soudainement à rire, mais à travers chacun de tes  " Hahaha" on entends ces cris de désespoirs. Après quelques minutes, tu ré-ouvres tes rideaux. Le chemin est vide, elle n'est plus là. Elle est partie, loin. Tu souris en essuyant les larmes qui coulent sur tes joues, regardant droit devant, sur ce chemin sans fin. Le temps semblait s'avoir arrêté, comme si c'était un trop irréaliste. Pour une fraction de secondes, tu as l'impression d'avoir perdu ton cœur. Tu l'imagines, avec ces cheveux d'un blond-blanc, te l'avoir injustement volé. Tu hurles " Rends-moi le criss de..." De quoi, donc ? Elle est ben plus parfaite que toi cette file là voyons. Si tu l'insultes de conne, imagine ce que tu serais toi. Ayant caler ta dernière bouteille de " temps", tu ne peux rien faire d'autre que d'accepter peu à peu le fait qu'elle soit partie de ta vie et ce, pour toujours.

    Le soir venu, tes rideaux fermés, tu quittent ta chaise pour ton lit, un peu plus confortable. Tu n'as toujours pas le sentiment d'avoir retrouvé ton cœur. Peut-être qu'elle te l'avait vraiment volé finalement. 

    Le lendemain matin, tu ne manges rien, tu ne bois rien, tu ne fais rien. Tu ne prends pas la peine de laver ton visage, ayant passé la nuit à pleurer des larmes mouillées sur d'autres larmes qui séchaient au fur et à mesure, le long de tes joues. C'est alors que, même routine :  Tu t'assois sur cette chaise d'un rouge vieilli, face à cette grande fenêtre te permettant de voir ce long chemin qui se tend sur l'horizon, semblant infini. Tu ravales ta salive rien qu'à l'idée de t'imaginer qui sera le prochain à emprunter cette route. Tu as peur. Tu as peur que si une autre partie de toi te quitte, tu ne saches plus te retrouver à travers ce qu'il te reste. Tu as peur de perdre cette personne, en toi, drôle, qui rends les gens heureux. Tu as peur de perdre celle que les gens aiment. Tu as peur d'avoir encore à perdre une partie de toi, à devoir encore déterminer qui tu es. Tu as peur de perdre des parties de toi que tu ne connais pas. Tu as peur qu'en cherchant si tu es encore là, tu réalises qu'en fait, depuis un bon bout, tu es déjà partie.Tu as peur de perdre des parties de la personne que tu étais avant que tu tombes dans une totale déconnexion de toi-même, car, ces parties de toi, c'est tout ce qui te reste de la personne que tu étais avant tout ça. C'est la seule chose qui te reste de la personne que tu es vraiment. La seule chose. Alors, si une nouvelle partie de toi se met à partir, puis une autre, puis une autre, qui es-tu vraiment au final ? 

    Puis, en pleine réflexion, tout s'arrête d'un coup sec. Tes yeux s'ouvrent grands. Tu bondis de ta chaise, rapidement. Celle-ci tombe d'un coup sur le sol. Tu en oubli la peur pour un instant. Tu regardes droit devant, sans cligner une seule fois. Une personne plutôt grande, marche sur ce chemin, dans ta direction,...face à toi. Pas à dos. Tu te surprends à être plus légère , remplie d'une sensation nouvelle qui te pousse, sans le vouloir, à ouvrir tranquillement la porte de chez toi. Tu sors. L'air est frais, c'est l'automne. Le vent se glisse tranquillement entre les mèches de tes cheveux et le Soleil réchauffe chaque partie de ta peau à une telle perfection. Tu marches tranquillement vers l'avant, le regard toujours droit, tes yeux ne regardant qu'elle, que cette personne. Marchant, sans le savoir, au même rythme, vous accélérez petit à petit, pour vous mettre finalement à courir l'une vers l'autre, cheveux au vent, droit devant.

    Arrivant face à face, vous vous souriez en même temps. Même coupe de cheveux, même grandeur, même couleur de yeux, même linge, même petit grain de beauté sur la joue droite, même nez, même tout. Tu comprends tout, tout simplement. Tu ne cales aucune bouteille, cette fois. Cette fois-là, tu n'as pas eu peur. Elle te remit alors ton cœur. Il se mit alors à battre maladroitement dans ta poitrine.

    " Ça va lui prendre un peu de temps " dit-elle en souriant du coin de la bouche, pour ensuite se retourner vers l'horizon, afin de partir. 

    Prise dans une panoplie de questions, ne sachant ni quoi faire, ni quoi dire, tu pousses d'une voix assez forte :

    " Qui es-tu ? " 

    Elle se retourne alors, avec le même sourire au coin de la bouche, comme si elle en savait plus que ce que tu en savais déjà.

    " Je suis la partie de toi qui ne changeras jamais."

    Tu ne dis rien.

    " Belle journée, hein ? " dit-elle alors en regardant alors le Soleil, pour partir, sur ce long chemin , qui se tend sur l'horizon, semblant infini.

     

     

    La vie est une aventure qui mélange joie et horreur, qui te fait tomber en amour avec tout sauf toi-même. Mais la vie c'est aussi le fait de perdre des gens, sauf de ne jamais vraiment se perdre soi-même.Peu importe ce qui arrive, tu es la seule personne qui est garanti d'être toujours là pour toi. 

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  • The sky is black

    The lights of the city are waking up

    My loose body

    I drop him

    In the roses that you planted

    To make life more colorful

     

    It's a painful happiness

    It's a painful happiness, yeah

     

    The dark city reassures me

    'Cause I don't see anyone

    Except lights

    I sing I dance

    Thorns under my feet

    I forget who I am

     

    It's a painful happiness

    It's a painful happiness, yeah

     

    The city is dying

    I take your faded roses

    Barefoot, I run to these lights

    I forget your existence

    I drop your flowers

    Not very colorful

     

    It's a painful happiness

    It's my painful happiness, yeah

     

     

     

     


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  • Écoute, j'vais être honnête,

     

    Tu ne sert plus à rien depuis que t'es devenue ce tas d'shit.

    Le monde se tient avec toi par pitié

    S'en calissant d'savoir si t'as vraiment passé une belle journée.

    Il serait soulagé à l'idée de ne pas te voir le lendemain 

    Il n'aurait plus besoin de faire semblant de rien.

    Pourquoi tu n'sauterais pas d'un pont ? 

    Rends leur la vie plus facile, tu leur dois bien ça d'tfaçon 

     

    Ta mère serait bien heureuse de ne plus avoir à te lever le matin

    Car, tu n'fais que détruire sa vie au bout du chemin 

    Alors, pourquoi tu n'sauterais pas dans l'bain

    Noie-toi et tu noieras ses problèmes quotidiens.

    Tu ferras au moins ça de bien.  

     

    Tu dépends tellement des autres, 

    Criss que t'es pathétique

    T'es gossante, 

    T'es saoulante 

    Maudit qu't'as pas d'assurance

    Normal que l'monde va voir ailleurs 

    Pourquoi tu n'mettrais pas la tête dans un esti d'broyeur ? 

     

    Tu penses que t'es assez forte pour t'en sortir ? 

    Laisse moi en crever d'rire 

    La seule chose que tu pourrais bien faire

    C'est de toute te refaire

     

    R'garde toi, 

    T'es aussi sale qu'les déchets dans la rue 

    On t'veux autant dans nos vies, qu'on veut de faux-culs

    Tu sors dehors, tu gâches le paysage 

    Depuis qu't'es née ta vie c't'un criss de gaspillage.

     

    La fille que t'étais avant, 

    Elle, les gens l'aimaient vraiment,

    Aucunement un poids

    Aucunement un criss de tas.

    Mais tu sais ce qu'elle a d'bien ? 

    C'est qu'elle ne te ressemble en rien.

     

    T'espère aller loin,

    Faire un bon bout de chemin

    Mais esti, 

    T'es plus rien 

    Pis t'as perdu tes shits sur le bord du ravin

    Alors va-y loin 

    Couche-toi en plein milieu du chemin.

     

    C'est au moins ça que tu ferras de bien. 

     

     

     

     


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